Biche

Paris
Banquise Records
Dimanche
à
16:45
Scène Pigeonnier

Ayant échappé à la vague néo-psyché, elle-même emportée depuis comme un ouragan, Biche a préféré lentement sortir du bois. Littéralement. C’est dans un studio des Yvelines, entouré par la forêt, que le groupe est né et qu’il a su revenir à sa langue maternelle après avoir, brièvement, tenté l’anglais. Ce qui n’empêche pas de pouvoir dire, sans ciller, que La nuit des Perséides vise dans la même direction que le Revolver des Beatles. Même soucis des arrangements, même obsession pour ces sons de guitares si high and dry. Rajoutez ce son de basse qui, de Burgalat à Air a fait les beaux jours de l’export français, et vous obtenez un « semi concept album » assez compact pour s’écouter d’une traite mais suffisamment aéré pour qu’on y revienne, par plaisir, pour le découper en tranches. Des graines de Todd Rundgren planquées sous le Mellotron, des bouts d’effets garages à la Thee Oh Sees (sur Fugue), de la pâte à François de Roubaix bien malaxée, tout est là : ça vient juste de sortir du four mais le temps aidant, rien ne sent le réchauffé.